
Rencontrer son enfant intérieur, pour ne plus se faire petit·e
« Je m’excuse presque d’exister. »
Cette phrase, je l’entends souvent, sous différentes formes, en cabinet. Parfois elle est dite clairement. Parfois elle se cache derrière un « je ne veux pas déranger », un « ce n’est pas grave », un sourire qui masque un besoin qu’on n’ose pas exprimer.
Derrière cette phrase, il y a presque toujours un enfant qui a appris très tôt à se faire discret. Pour ne pas déranger. Pour être aimé. Pour éviter le rejet, ou simplement pour survivre émotionnellement dans un environnement qui ne pouvait pas, à l’époque, accueillir tout ce qu’il ressentait.![]()
Un réflexe qui continue d’agir, longtemps après
Ce qui est troublant, c’est que ce réflexe ne reste pas dans l’enfance. Il se rejoue à l’âge adulte, souvent sans qu’on en ait conscience :
- Dans le couple, quand on n’ose pas exprimer un désaccord de peur de « faire des vagues »
- Au travail, quand on accepte une charge qui ne nous revient pas plutôt que de dire non
- Dans les amitiés, quand on minimise ses propres besoins pour ne pas être perçu·e comme « exigeant·e »
- Et plus largement, dans cette difficulté diffuse à occuper sa place, légitimement, sans culpabiliser
Ce ne sont pas des défauts de caractère. Ce sont des stratégies d’adaptation, mises en place à un moment où elles étaient nécessaires — et qui restent actives bien après qu’elles aient cessé de l’être.![]()
Pourquoi je travaille avec l’IFS (thérapie des parts intérieures)
L’IFS part d’une idée simple et profondément respectueuse : nous sommes constitués de plusieurs « parts » intérieures, chacune ayant un rôle, une histoire, une intention positive — même quand son comportement nous fait souffrir aujourd’hui.
Il y a la part qui s’excuse d’exister. Il y a celle qui contrôle tout pour éviter que les choses ne dérapent. Il y a celle qui s’isole pour se protéger. Et, au cœur de tout ça, il y a souvent un enfant intérieur qui porte une blessure ancienne — pas oubliée, simplement mise de côté, faute d’avoir pu être accueillie au bon moment.
Dans mon accompagnement, je ne cherche pas à analyser cet enfant intérieur de loin, ni à « corriger » les parts qui semblent poser problème. Je propose d’aller à sa rencontre, avec douceur, pour l’écouter vraiment. Souvent, ce qu’il attend n’est pas compliqué : être vu, être entendu, ne plus être seul avec ce qu’il porte.![]()
Et quand les mots ne suffisent pas : la place de l’EMDR
Certaines blessures ne se logent pas seulement dans le récit qu’on en fait, mais dans le corps lui-même : une tension qui revient, une réaction disproportionnée à une situation banale, un sentiment de danger là où il n’y en a plus.
L’EMDR permet de travailler avec ces mémoires-là — celles que le corps garde, même quand l’esprit a « compris » depuis longtemps. C’est un outil précieux pour libérer ce qui reste bloqué malgré tout le travail de réflexion déjà fait par ailleurs.
Dans mon approche, EMDR et IFS ne s’opposent pas : ils se complètent. L’un travaille la mémoire corporelle, l’autre la relation intérieure entre les différentes parts de soi.![]()
Vers quoi ce travail mène-t-il ?
Pas vers un passé « réparé » — on ne réécrit pas l’histoire. Mais vers une possibilité nouvelle : pouvoir, aujourd’hui, occuper sa place sans avoir à se faire petit·e pour être aimé·e ou accepté·e. Dire non sans s’effondrer de culpabilité. Exprimer un besoin sans s’excuser de l’avoir. Exister, simplement, sans en demander la permission.![]()
Un premier pas, sans engagement
Si ces mots résonnent en vous, je vous propose un premier échange de 15 minutes, offert et sans engagement, pour voir ensemble si cet accompagnement peut vous correspondre.
📍 Cabinet à Aubenas, Ardèche — séances sur rendez-vous 👉 Prendre contact